Art numérique, algorithme, sculpture générative & temporalité.

Data_Vessel1

Data_Vessel

Titre : Data_Vessel
Signature : Programme de recherche Objects, crafts and computation / Collectif Kaïros
Année : 2021- En cours

Exposé à :

Blob ! Pas blob ?, oct. 2023, ESAD Orléans

► Search bar # 2 – une exposition de l’ECOLAB, dec 2021, Théâtre d’Orléans

Lorsque vient la question de s’intéresser à “ce qui reste” d’un·e défunt·e, certain·e·s pensent à la tombe, certains pensent aux cendres, aux os. D’autres penseront aux divers biens matériels ayant appartenu à la personne. D’autres encore répondront qu’assurément il leur reste des souvenirs, des récits qui construisent la légende d’un être qui a vécu. Par les mots, les vivants permettent aux morts de continuer d’exister. C’est ce qu’appuie Vinciane Despret dans son enquête “Au bonheur des morts” : il faut considérer le mort comme engagé dans des processus de transformation conjointe avec le vivant.

Nous utilisons les données pour qu’elles s’incarnent dans la matière, les datas comme un moyen de former, d’informer des objets. Notre démarche est ici une quête de témoignages, de données sensibles, mots, émotions, souvenirs. Comment ces données immatérielles peuvent-elles prendre corps dans la matière et former un objet de commémoration ?

 



Archéologie du projet​

Data_Vessel V1

La démarche prend pour point de départ le projet DATA_vessel, hyper-objet funéraire, initié par Olivier Bouton et Caroline Zahnd et déposé au commun du programme de recherche Objects, Crafts and Computation.

À son origine, DATA_vessel est un monument funéraire prospectif dont la forme unique est déterminée par des données propres au défunt. Il est composé de trois éléments : un oya imprimé en céramique microporeuse, une urne cinéraire imprimée dans un matériau biosourcé et biodégradable ainsi qu’une pierre tombale formée par fraisage numérique. C’est un objet transformatif qui agit à la fois sur le milieu social qui en a l’usage en déterminant de nouvelles formes rituelles mais aussi sur le milieu environnemental avec lequel il est en interaction.

Data-témoignage

Le projet est poursuivi et développé collectivement par l’équipe du programme de recherche. Pendant le workshop recherche 2021, 4 axes d’enquête ont été déterminés à partir des débats et des questions suscités par DATA_vessel. Chacun interpelle les pratiques qui entourent nos rituels funéraires et les relations à la mort – et aux morts – qu’elles supposent, induisent ou provoquent. Ces 4 axes d’enquêtes, seront développés sous forme d’enquête-création par le programme de recherche pendant l’année 2021-2022.

Le collectif Kaïros s’empare alors de la question des témoignages oraux des proches d’un défunt, en compagnie d’Emmanuel Hugnot et Salma Essid. Ils choisissent la stèle comme support d’expérimentation à la matérialisation de ces témoignages.

Nous avons choisi la stèle comme support d’expérimentation à la matérialisation de ces témoignages. Nous avons commencé par expérimenter à la main, directement dans la terre avec la forme d’un disque qui doit permettre l’écoulement de la pluie en son centre, unique contrainte que nous héritons d’une version précédente du projet Data Vessel.

 

Ce disque rappelle une souche où l’on peut lire les lignes de vie, lignes qui ont été notre guide, notre objectif formel qui a façonné notre approche sur les logiciels de conception paramétrique. Chaque cercle correspond à un témoignage audio que nous recevons à propos du défunt. Ces data-témoignages ont ensuite été imprimés en 3D, en plastique et en céramique, puis ont été exposés au mur de façon à créer un dispositif d’écoute. Lorsque l’on s’approche de la stèle, la présence de l’auditeur est détectée et l’on peut écouter les témoignages qui ont servi à modéliser l’objet.

 

 

Le nénuphar

/// Recherche en cours ///

Sonogrammes

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